|
Journées APMEP Rouen Octobre 2009 |
|
|
| co-SA1 | |
|---|---|
![]() |
Jean-Pierre KAHANE
Jean Pierre Kahane a 82 ans et à peu près 60 ans d'expérience professionnelle : TD en CDI avec Valiron,
CNRS et thèse avec Szolem Mandelbrojt, Faculté des sciences de Montpellier, Orsay à partir de 1961 sous ses
différents avatars : annexe de la faculté des sciences de Paris, faculté des sciences d'Orsay, centre d'Orsay
de l'Université Paris-Sud ; sa spécialité est l'analyse de Fourier, il a beaucoup écrit et publié, et continue,
avec des collaborateurs merveilleux ; il a aussi des activités professionnelles, sociales et politiques
(il ne cache pas son appartenance depuis 1946 au PCF, même s'il ne l'étale pas en permanence) ; le lien
le plus important pour lui entre ces deux activités, recherche, et implication sociale, est l'enseignement ;
d'abord il a toujours aimé enseigner, et affirme que cela lui a beaucoup appris ; il a présidé la commission internationale
de l'enseignement mathématique (que préside aujourd'hui Michèle Artigue) entre 1982 et 1990, puis le comité
scientifique des IREM, puis la commission de réflexion sur l'enseignement des mathématiques.
|
| Qu'explore-t-on ? L'inconnu. L'inconnu s'élargit en fonction du connu ;
l'exploration se situe souvent à la frontière. C'est ainsi, pour une bonne part, que la science progresse.
Il arrive aussi qu'elle fasse un saut imprévu dans l'inconnu. Une image qui convient bien aux mathématiques
est celle de la lumière que nous projetons sur certains aspects de la réalité, et de l'ombre qui règne autour.
Nous aimons œuvrer dans la lumière, dégager ce qui est simple et puissant, que ce soit modèles, théories ou concepts.
Ce que nous laissons dans l'ombre, alentour, surtout si cela échappe à la science pour servir d'autres grands intérêts,
n'est plus notre affaire. C'est l'attitude spontanée du mathématicien « pur », et aussi, je crois, de la plupart
des mathématiciens « appliqués ». Cependant ce qui est dans l'ombre nous concerne, c'est de notre responsabilité quand il s'agit de grands enjeux sociaux, au même titre que sont concernés les physiciens ou les biologistes. Plus encore sans doute, pour deux raisons.
| |
| co-LU1 | |
|---|---|
![]() |
Caroline BARDINI
Maître de Conférences au Département de Mathématiques de Université Montpellier 2, Caroline Bardini s'intéresse particulièrement à l'articulation entre la didactique des mathématiques (et de l'algèbre en particulier) et l'épistémologie. Son parcours international (études de 2nd cycle à l'Institut de Mathématiques de São Paulo, séjour post-doctoral au Canada et bourse Marie-Curie en Australie) la sensibilise également à la dimension socio-culturelle des phénomènes d'enseignement et apprentissage des mathématiques. On retrouvera Caroline Bardini dans de nombreux projets concernant également l'intégration des TICE, second axe qui sous-tend ses recherches actuelles.Le rapport des élèvesau symbolisme algébrique :une approche épistémologique et didactique |
| Au cœur de notre étude se trouve la question du symbolisme dans l'enseignement
des mathématiques. Motivés par le constat de la fragilité du rapport à la factorisation des
élèves en fin de Troisième mis à jour dans nos recherches antérieures, nous nous sommes
interrogés sur la perception qu'ont les élèves des expressions algébriques qu'ils manipulent
et des différents éléments constitutifs de celles-ci. Dans le présent exposé, nous nous proposons d'encadrer ce questionnement didactique par une perspective épistémologique et montrerons comment celle-ci nous a permis de progresser dans l'étude du rapport au symbolisme algébrique, à différents niveaux. Nous mettrons en évidence l'importance d'une analyse épistémologique pour raffiner l'interprétation du rapport des élèves au symbolisme, notamment sur les notions telles que les inconnues, variables et paramètres. |
|
| co-LU2 | |
|---|---|
![]() |
Anne CANTEAUT
Directrice de recherche à l'INRIA Paris-Rocquencourt, responsable scientifique de l'équipe-projet SECRET consacrée à la protection algorithmiques des données et des transmissions. Ses recherches sont essentiellement consacrées à la conception et à l'analyse de la sécurité d'algorithmes cryptographiques symétriques. La spécificité de ses travaux est qu'ils abordent conjointement toutes les facettes du domaine, des aspects les plus pratiques (attaques effectives de systèmes existants, conception de nouveaux systèmes) aux plus théoriques, fondés sur les mathématiques discrètes.La cryptographie symétriqueou comment protéger la confidentialité des données à moindre coût |
| Les algorithmes de chiffrement, qui visent à protéger la confidentialité des données, se
répartissent en deux grandes familles : les algorithmes symétriques, ou à clef secrète,
qui nécessitent le partage d'un secret par les deux protagonistes, et les algorithmes à clef publique
dans lesquels les clefs secrètes restent connues d'un seul acteur. De l'extérieur, cette
classification pourrait laisser penser que les techniques symétriques seraient devenues obsolètes avec
l'apparition de la cryptographie à clef publique et du célèbre algorithme RSA. Elles sont
pourtant très largement répandues car elles sont les seules qui atteignent les débits de
chiffrement requis par la plupart des applications et qui permettent une mise en œuvre par
des circuits de taille raisonnable. Ainsi, ce sont des algorithmes à clef secrète qui
assurent la confidentialité des échanges dans les téléphones portables, les cartes de crédit,
les réseaux sans fil... La conception d'un bon algorithme symétrique nécessite naturellement un enchaînement de phases de défense et d'attaque. Mais un travail poussé de formalisation de chaque attaque permet de mettre en évidence les propriétés structurelles qui la rendent opérationnelle. Ceci conduit alors à la construction d'objets qui permettent de lui résister de manière certaine. L'objectif de cet exposé est de décrire cette démarche de conception à travers l'exemple de l'AES, algorithme standard de chiffrement par blocs, conçu en 1997 par Joan Daemen et Vincent Rijmen, pour montrer que la conception d'un tel algorithme fait appel à la fois à des aspects très pratiques (coût d'implémentation...) et à des travaux fondamentaux de mathématiques discrètes. |
|
| co-LU3 | |
|---|---|
![]() |
Michael EISERMANN
Michael Eisermann, mathématicien, a soutenu sa thèse en 2000 à l'université de Bonn en Allemagne,
avant de venir en France pour un PostDoc de deux ans à l'École normale supérieure de Lyon.
|
| Le moteur de recherche Google, qui a fêté ses dix ans en 2008, est
devenu un outil quotidien pour la plupart des internautes. Sa popularité se base sur un tri
intelligent des résultats, qui assure que les pages pertinentes soient classées en tête. L'objectif de cet exposé est d'expliquer les mathématiques qui font tourner ce moteur de recherche, notamment l'algorithme PageRank qui sert pour le classement et qui s'avère aussi simple qu'ingénieux. Dans ce but il faut d'abord établir un modèle adéquat qui permet de préciser ce que l'on entend par l'importance d'une page web. Une fois ce modèle formalisé, il s'agit de résoudre astucieusement un immense système d'équations linéaires. L'approche fait naturellement intervenir l'algèbre linéaire, la marche aléatoire sur un graphe et le théorème du point fixe. Tout ceci en fait un beau sujet de modélisation mathématique dont l'application pratique a transformé notre usage de l'internet. (Voir http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~eiserm/enseignement#google) et ici) |
|
| co-LU4 | |
|---|---|
![]() |
Bruno BONHÊME, Sylvie VIGNAUD, Alain DESCAVES
Bruno BONHÊME est actuellement conseiller pédagogique sur la circonscription de Dordogne Nord, après avoir
été de nombreuses années professeur maître formateur en CP et en CE1.
|
| L'apprentissage du sens est indissociable du sens de l'apprentissage.
De même apprendre à l'école va de pair avec un apprendre l'école. La conférence à trois voix développera une conception de l'apprentissage fondée sur la quête du savoir mathématique au cours de laquelle l'élève s'émerveille des surprises rencontrées, prend plaisir à chercher et à débusquer l'inconnu (en enquêtant), jouit de ses réussites, se rassure au contact de la cohérence du monde mathématique, enrichit sa mémoire et ose l'utiliser, relance en permanence son désir de connaître le monde mathématique, cherche, s'entraîne et utilise. À partir de multiples exemples pris dans les trois cycles de l'école primaire, et souvent hors des sentiers battus du moment, il s'agira de réconcilier en acte les couples de contraires jugés trop souvent diaboliques: apprendre/comprendre, découvrir/structurer, explorer/utiliser, mémoriser/réinvestir, chercher/s'entraîner. La conclusion sera qu'il est nécessaire d'amorcer l'enseignement de « vraies » mathématiques dès l'école maternelle. Les mathématiques sont culturellement déjà là, les élèves en sont naturellement curieux. Il s'agira également de donner une tentative de réponse à la vieille devise des IREM : « Enseigner les mathématiques de la maternelle à l'Université ». La conférence est donc ouverte à tous. |
|
| co-MA1 | |
|---|---|
![]() |
Élise JANVRESSE et Thierry de la RUE
Élise Janvresse et Thierry de la Rue sont chercheurs au CNRS et travaillent au Laboratoire de Mathématiques Raphaël Salem de l'université de Rouen. Ils sont tous deux spécialistes de la théorie des probabilités, et consacrent une partie de leur temps à la diffusion de la culture mathématique.La loi des séries,hasard ou fatalité ? |
| Dans le langage courant, la répétition de calamités a donné lieu à une expression
dont les journalistes sont friands lorsqu'ils annoncent plusieurs catastrophes de nature similaire : la « loi
des séries ». Mais cette loi en est-elle vraiment une ? Y a-t-il un sens caché derrière chaque coïncidence ?
Et si ce n'était que pur hasard ? C'est ici que la théorie des probabilités vient à notre rescousse... Nous illustrerons notre propos d'exemples tirés de la vie réelle : que penser de la série de crashs aériens d'août 2005 ? Peut-on faire confiance à une infirmière quand on constate que les décès sont plus nombreux pendant son service ? Nous verrons que la justice elle-même, si elle n'est pas éclairée par les mathématiques, peut se laisser prendre au piège de la loi des séries... |
|
| de-LU1 | |
|---|---|
![]() |
Antoine VALABRÈGUE
J'ai passé pas mal d'années d'implication forte au sein de l'APMEP (bases de données de problèmes
du premier cycle selon une taxonomie inspirée des travaux des IREM, achetée par le CNDP, corrigés
du Bac et des classes prépa sur Minitel, conception et coordination de l'actuelle charte de l'APMEP notamment).
|
| Comment agir le plus souvent possible sur ce qui est en notre pouvoir
pour ne pas succomber aux multiples contrariétés qui jalonnent le métier de professeur de
mathématiques de base?
Notamment face à des élèves qui n'ont pas d'appétence. Un plaidoyer pour un enseignement de masse à la hauteur des enjeux de notre époque: éviter la sortie de route de l'humanité par suite d'une prétention à être maître et possesseur de la nature ! Bref exposé de là où cela fait mal.
Pistes concrètes de remédiations. Ouvertures vers un futur souhaitable. Débat avec la salle, prolongation sur Internet off course. 40 ans de méditations et d'actions au service de, je l'espère, plus d'intelligence partagée et donc de capacité à évaluer ses erreurs. |
|
| de-LU2 | |
|---|---|
![]() |
Eric Barbazo
Président de l'APMEP L'APMEP,son action au cœur de l'actualité. |
L'APMEP a su, au cours de son histoire, être un acteur de propositions qui ont réellement modifié
et modelé l'enseignement des mathématiques au 20e siècle.
Cette conférence vous propose quelques éléments de réponses fournies par l'APMEP elle-même. Elle vous propose également une réflexion sur notre métier et notre action collective, pour les années à venir, pour les réformes à construire. Mais ne vous y trompez pas ! Ce n'est pas une conférence historique qui vous est proposée, mais bien un moment militant à partager ! |
|
| de-LU3 | |
|---|---|
![]() |
Catherine HOUDEMENT
Maître de Conférence,
|
| Pour les professeurs d'école, et bien plus largement pour tous ceux et toutes celles intéressés par l'enseignement des mathématiques à l'école élémentaire, nous avons spécialement groupé sur la journée du lundi une conférence intitulée « apprendre en voyageant au pays des nombres », des ateliers, et cette conférence-débat. | |
| de-LU4 | |
|---|---|
![]() |
Michel FRECHET
Professeur en lycée, Président de l'APMEP de 2003 à 2006.L'enseignement des mathématiques,
|
| Des collègues de différents pays (Belgique, Royaume uni, Afrique, ...) sont invités
et seront donc présents aux journées de Rouen. Nous leur donnerons la parole Puis, nous nous intéresserons à la question suivante: Comment s'organiser pour que nous puissions échanger sur nos pratiques pédagogiques, sur les programmes, s'aider mutuellement, etc., ...? |
|